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Leçon n°2 : p. 14-25

Chapitre n° 6 (p.14-15) : La déportation des Juifs

Ce chapitre se détache à nouveau de l'histoire de la famille de Hannah. Il traite du destin de la communauté juive de Biala Rawska.

 Dans le chapitre deux points principaux sont mis en évidence

  1. Ce chapitre relate le déroulement de la déportation des Juifs de Biala Rawska vers le camp d’extermination de Treblinka. Hannah a perdu toute sa famille, ses grands-parents, ses oncles, ses tantes et ses cousins. Tandis que les Juifs sont déportés dans des wagons à bestiaux, les conducteurs des trains observent avec indifférence et collaborent avec les Allemands. Cependant, ce chapitre n'entre pas dans les détails de la  description des camps de la mort et l’assassinat des Juifs. Nous évoquons la notion des camps de la mort, mais sans nous étendre sur le sujet, de manière à ne pas choquer les élèves. Certains enseignants estiment qu’il est trop tôt pour parler des camps d’extermination, dans ces cas-là, il est possible de sauter ce chapitre et de poursuivre la lecture du récit avec le chapitre suivant. D'autres enseignants estimeront qu'il est important de donner cette information. Nous recommandons à chaque éducateur de prendre en considération le niveau de sa classe et bien évidemment les difficultés que peut engendrer un tel sujet.
  2. Le souvenir d’un monde qui a disparu. Hannah décrit comment le studio du photographe a été saccagé. « Des photos de Juifs et de leurs enfants qui vivaient ici, et qui n’y étaient plus maintenant, s’envolaient dans le vent ». Cette description nous permet de débattre avec nos élèves de la question du souvenir et de la mémoire de la Shoah. Comment se souvenir d’un monde anéanti, d’un monde totalement englouti. Comment pouvons-nous commémorer la mémoire de ceux et celles qui sont morts dans les camps d’extermination et dont les photos ont disparu  ?

Selon vous, qu’éprouve Hannah lorsque ses parents pleurent ? Est-il normal de voir ses parents pleurer ?
C’est une scène difficile à supporter et peu commune. Habituellement, nous ne voyons pas des adultes pleurer, uniquement dans des cas extrêmes. Tout d’abord,  Hannah a dû se sentir gênée puis affectée à la vue de ses parents très peinés.

Dans le premier chapitre, nous avons vu que les Juifs et les Polonais entretenaient de bonnes relations avec leurs voisins. Qu'est-ce que ce chapitre décrit à ce sujet ?
Les conducteurs des wagons ont déporté leurs voisins juifs vers une destination inconnue. Hannah nous décrit la déception puis la colère que ressentaient ces Juifs envers leurs voisins polonais qui collaboraient avec les nazis.

Pourquoi Hannah nous raconte-t-elle l’épisode des photographies qui se sont envolées dans le vent ?
Les photos qui ont été détruites mettent l’accent sur la perte du monde juif. Les Juifs ont été assassinés et aucune trace n’a subsisté derrière eux, pas de tombe, pas de pierre tombale, même leurs photographies ont disparu dans le vent.

Point de réflexion :

  • Comment la vie de la famille de Hannah a-t-elle changé après la déportation des Juifs du ghetto ?

Chapitre n° 7 (p.16-19) : La fuite

Trois points importants sont évoqués dans ce chapitre qui nous raconte le sort de la famille de Hannah lorsque les autres membres de la communauté juive ont été déportés.

  1. Hannah commence à ressentir cruellement les conséquences de la guerre. Jusqu’à présent, la petite fille est restée relativement protégée et la Shoah ne l’a pas personnellement touchée. Mais à présent la situation est différente. Même si elle est toujours avec ses parents, ils ne sont plus capables de la  protéger. Ils sont eux-mêmes tributaires de la bienveillance des autres.
  2. Dans ce chapitre, la situation de la famille Hershkowitz commence à se détériorer. Comme beaucoup d’enfants de son âge, Hannah a recours à son imagination lorsqu’elle doit affronter la détresse. Lorsqu’elle se cache dans le sac de pommes de terre, elle se réconforte : « je suis une pomme de terre ! Je suis une pomme de terre ! Je n’ai pas le droit de bouger. Les pommes de terre ne bougent pas… les pommes de terre sont silencieuses!  » Nous voyons que malgré la gravité de la situation, elle s'appuie sur sa force mentale pour surmonter sa peur et faire face au danger.
  3. En ce qui concerne la question des spectateurs et des sauveteurs, il est important de souligner qu'il y a eu des réactions différentes parmi la population polonaise, face à la situation des Juifs. Au début du récit, nous avons rencontré le gardien de l’école et les conducteurs des trains, qui n’ont pas aidé les Juifs. Mais ici, nous croisons une femme qui les aide en dépit du danger qu’elle-même encourt. Jusqu’à présent elle était indifférente à ce qui se passait autour d’elle. En offrant son aide au péril de sa vie, à des Juifs persécutés, elle devient Juste parmi les Nations. Elle met sa vie et celle de sa famille en danger pour sauver des Juifs. Il est important que les élèves réalisent le péril qui menace toute personne qui tend la main aux Juifs.

Hannah raconte comment à l’apogée de la guerre, sa mère lui offre une nouvelle robe, ce qui la rend très heureuse. Comment pouvez-vous expliquer cela ?
Malgré la sinistre réalité de la guerre, Hannah n’est encore qu’une enfant. Par conséquent, la robe qu’elle reçoit la comble de joie et peut-être même lui permet d'échapper pendant quelques instants aux difficultés de sa vie quotidienne pendant cette période de guerre.

Jusqu’à présent, nous avons rencontré des Polonais qui n’ont pas aidé les Juifs: tel a été le cas pour le gardien de l’école et les conducteurs qui ont déporté les Juifs à l'Est. Pour la première fois, nous faisons connaissance avec deux personnes qui essayent d'aider la famille de Hannah. Que va-t-il leur arriver si elles sont attrapées ?
Ceux qui sont attrapés en train d’aider les Juifs sont abattus.

Quelle est la signification de porter secours à des Juifs dans une société dans laquelle personne n’aide les juifs ?
Sur le plan pratique, pour sauver les Juifs il faut mobiliser des ressources, il faut faire confiance à des personnes prêtes à coopérer et à garder le secret. Tout le monde n'est pas capable d'aller à contre-courant.

Hannah décrit comment elle a été forcée de se séparer de ses parents et de se cacher dans un sac de pommes de terre. Comment se sentait-elle alors qu’elle était cachée dans ce sac ? Qu'a-t-elle fait pour surmonter  sa peur ? 
Hannah était terrorisée. Pour surmonter sa peur, elle a imaginé qu'elle était une pomme de terre.

Points de réflexion :

  1. Quels signes de maturité Hannah montre-t-elle dans ce chapitre  ?
  2. Quels rayons de lumière Hannah trouve-t-elle dans sa cachette ?

Chapitre n° 8 (p.20-23) : La séparation avec le père

  1. La séparation avec le père - La situation générale ne cesse de s’aggraver et la situation familiale devient de plus en plus dangereuse. Afin  de trouver un moyen de s’en sortir, ils sont obligés de  choisir entre deux possibilités. La première est de rester ensemble coûte que coûte,  la seconde est de se séparer pour avoir ainsi une meilleure chance de survie. Les parents de Hannah sont en désaccord et en fin de compte, c’est le père qui décide : il faudra se séparer.
    Point à noter : mettre en évidence des dilemmes est une façon d’enseigner la Shoah. Nous n’essayons pas de juger les décisions prises face à ces dilemmes, mais au contraire nous essayons de présenter la complexité de la vie pendant cette période de guerre. Il est nécessaire d'éviter tout acte de jugement. Étayer son cours en recourant à des dilemmes permet de créer chez les élèves une compréhension et une empathie à l’égard des Juifs. La discussion doit être adaptée au niveau cognitif des élèves.
  2. Sauveteurs - nous rencontrons plus de personnes qui sont prêtes à  mettre leur vie en danger afin d’aider Hannah et sa famille.
  1. L’inversion des rôles entre Hannah et son père - Hannah essaye de persuader son père de rester avec elle et sa mère et le met en garde des dangers dans la forêt. Nous sommes ici en présence d’une nouvelle expression de l’inversion des rôles entre parents et enfants. Hannah essaye de protéger son père. L’inversion des rôles entre parents et enfants est une caractéristique fréquente pendant la Shoah.

Pourquoi le père de Hannah s’obstine-t-il à vouloir quitter sa femme et sa fille et à rejoindre les partisans dans la forêt ? 
Au-delà de la raison qu’il donne à sa femme, le père de Hannah comprend qu’ils ne peuvent plus se cacher et vivre ensemble dans la clandestinité. Une autre raison est qu’il ne pense pas pouvoir se procurer de faux papiers et par conséquent, il estime qu'il n'a pas d'autre choix que celui de quitter sa famille et d’essayer de rejoindre les partisans.

Comment Hannah réagit-elle à l’idée que son père va rejoindre les partisans dans la forêt ?
Elle essaye de le dissuader  en lui expliquant les dangers de sa décision elle essaye de protéger son père.

Points de réflexion :

  1. Discuter des difficultés à se séparer d’un proche, de ses amis et de sa maison.
  2. Débattre autour du sujet de Moshakolva, qui a aidé la famille de Hannah à trouver un endroit où se cacher et à obtenir de fausses cartes d’identité. Moshalkova devait être discrète face aux soldats allemands et aux informateurs polonais qui étaient payés pour dénoncer des Juifs et ceux qui les cachaient.
  3. Imaginez une rencontre entre Moshalkova et un des voisins qui la suspecte de cacher des Juifs.  

Chapitre n° 9 (p.24-25) : Se cacher à Varsovie

Le chapitre nous raconte l’histoire de Hannah et  de sa mère qui vivent dans la clandestinité à Varsovie.

  1. Les Justes parmi les Nations : le chapitre décrit le  prix quotidien que doit payer la famille qui a sauvé Hannah et sa mère. Au-delà de l’angoisse permanente de se faire attraper, ils doivent payer un lourd tribut dans leur vie de tous les jours, leur routine est bouleversée : les filles de la famille n’ont pas le droit de faire venir leurs amis à la maison, il faut veiller à ne pas révéler l’existence de juives à la maison. Ce dernier point  est important lorsque l’on évoque les Justes parmi les Nations. 
  2. Se cacher à Varsovie : Hannah décrit les difficultés qu’elle doit surmonter : ne pas voir le soleil, ne pas respirer l’air frais pendant deux longues années ou encore être constamment sur ses gardes au cas où un voisin viendrait à l’improviste et  la découvrait  avec sa mère.

Comment Hannah décrit-elle sa vie clandestine à Varsovie ?
La peur d'être découverte, de nombreuses restrictions, un sentiment de se sentir étranger à la maison (comme en témoigne le fait de  lire des livres uniquement lorsque les fillettes  ne sont pas là(.

Selon vous, qu’éprouvent les filles de la famille Skovroneck  en sachant que Hannah et sa mère vivent sous leur toit ?
D'une part, il n'est pas facile d'accueillir et d’héberger des étrangers dans votre maison, de partager vos livres, vos jouets... La tâche la plus difficile pour les filles Skovroneck est de ne pas révéler le secret!  Mais d'autre part, au fond de leurs cœurs, elles savent qu’elles sauvent des vies humaines en cachant Hannah et sa mère.
Dans le chapitre suivant, nous verrons comment la fille aînée des Skovroneck percevra son rôle de sauveteur.