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Pays-Bas, Italie et Tchécoslovaquie

Les Pays-Bas

Les Allemands envahissent les Pays-Bas en mai 1940. La bureaucratie néerlandaise continue à fonctionner sous l’Occupation, malgré la fuite de la reine Wilhelmine et de son gouvernement en Grande-Bretagne. Près de 140 000 Juifs, dont des réfugiés venus d'Allemagne (comme la famille d'Anne Frank), d'Autriche et du protectorat de Bohême-Moravie, vivent alors aux Pays-Bas. La législation anti-juive aux Pays-Bas qui évolue progressivement, commence par exclure les Juifs de la fonction publique en septembre 1940. Cette mesure est suivie de l'immatriculation obligatoire des entreprises appartenant à des Juifs et de l'enregistrement individuel de tous les Juifs dans le cadre des lois raciales, qui dépouillent les Juifs de leurs biens et restreignent leur liberté de mouvement. En février 1941, les Allemands exigent l'établissement d'un « Joodse Raad », un Judenrat chargé de faire exécuter leurs directives et d'organiser la vie de la communauté juive. Dès lors, la politique nazie prend une tournure de plus en plus radicale. Les Juifs sont contraints de porter l'étoile jaune et les préparatifs commencent en vue de leur déportation vers les camps.

Le samedi 22 février 1941, un couvre-feu général est instauré dans le quartier juif d'Amsterdam et une chasse aux jeunes Juifs est lancée. Les 389 individus arrêtés sont transférés au camp de concentration de Buchenwald et ils sont près de 50 à succomber en l'espace de trois mois. Les 340 survivants sont déportés au camp de concentration de Mauthausen. Un seul d’entre eux, caché dans l'infirmerie de Buchenwald, survivra. 200 Juifs supplémentaires sont arrêtés en juin, d'autres le seront en septembre 1941. Toutes les personnes arrêtées sont envoyées à Mauthausen.

Italie

Dès 1938, des lois raciales anti-juives sont adoptées en Italie. Toutefois, jusqu'à la conquête allemande de l'Italie en septembre 1943, le dictateur fasciste italien Mussolini refuse de céder aux exigences d'Hitler qui l'exhorte à déporter les Juifs vivant sous son contrôle. Grâce aux commandants italiens postés en Albanie, en Croatie et dans le sud de la France, les Juifs bénéficient dans de nombreux cas d'une certaine forme de protection.

Tchécoslovaquie

Suite à la signature de l’accord de Munich en septembre 1938, la Tchécoslovaquie est divisée entre la région des Sudètes, qui est annexée à l'Allemagne, la Bohême-Moravie, qui doit rester indépendante et l'Etat souverain de Slovaquie. Peu après, en mars 1939, les nazis envahissent Prague et occupent la Bohême-Moravie. Le pays est désormais gouverné par un protecteur du Reich et par les autorités allemandes, qui ne sont pas tenues de consulter l'administration tchèque. En juin 1939, les premières mesures d'aryanisation sont prises à l'encontre des Juifs. On procède au recensement des Juifs et un « Bureau central pour l'émigration juive » est établi dans le but de forcer les 93 000 Juifs à émigrer en abandonnant tous leurs biens. À partir de ce moment, leur situation ne cesse de se détériorer. Des mesures sont promulguées pour écarter les Juifs de la vie économique, les forçant à quitter leurs emplois et expulsant les enfants des écoles. En septembre 1941, l'étoile jaune est introduite. En novembre 1941, commencent les premières déportations de Juifs tchèques vers le camp de concentration de Terezin.

Durant cette période, les Allemands n'occupent pas la Slovaquie. Celle-ci est gouvernée par un prêtre catholique romain du nom de Jozef Tiso et le parti paramilitaire Hlinka est le seul parti autorisé.

La Slovaquie fonctionne donc comme un Etat satellite du Reich. En décembre 1940, le pays abrite 89 000 Juifs. Des mesures discriminatoires à l'encontre des Juifs sont aussitôt mises en place. En septembre 1941, elles atteignent leur point culminant avec le Code juif qui instaure le port de l'étoile jaune et le travail obligatoire pour les hommes juifs. Les déportations vers les camps de concentration en Pologne débutent en mars 1942, faisant de la Slovaquie le premier pays de l'Axe à approuver la déportation de ses citoyens juifs.